En quinze années de carrière, il m’est arrivé seulement deux fois d’être chargé d’enquêter sur un homicide dont le suspect principal est une femme. De façon générale, l’homicide au féminin est perpétré dans la presque totalité des cas sous l’excuse de l’anomalie mentale. Ce fut d’ailleurs le cas pour ma part lors de ma première assignation.
La seconde, cependant, ne put se solder par un tel diagnostic… Pour tout vous dire, le cas de Nadine D. reste à ce jour un mystère.
L’agent Samson et moi furent les premiers arrivés sur les lieux du crime. La suspecte (qui avait elle-même composé le 911) était assise dans l’escalier du balcon et paraissait plutôt calme vu les circonstances. Il faut préciser habituellement que dans de tels cas, on assiste régulièrement à des crises d’hystérie, ou à tout le moins de larmoiement. La femme qui tue le fait généralement pour se défendre et prémédite donc rarement son crime. Contrairement à l’homme, les réactions sont donc souvent improvisées sous un état de choc.




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